Le ridicule continue de faire son petit bonhomme de chemin chez nous. En regardant la « une » des journaux de ce matin, je n’ai pu m’empêcher d’avoir le tournis et plaindre bien des rédactions qui ne comprennent toujours pas qu’elles sont larguées de loin par le niveau de conscience du peuple sénégalais.
Face à une telle situation, deux questions légitimes me taraudent l’esprit : comprennent-elles le définition d’une dette cachée? Continuent-elles d’user de manœuvres pour perpétuer le système de gouvernance sans lequel elles ne survivent point?
Pour répondre à ma première inquiétude, j’essaierai d’être le plus simple possible pour que nul n’en ignore. L’élément essentiel qu’il faut comprendre une bonne fois pour toute est que le budget est cet instrument financier qui fait fonctionner le pays. Il est à la fois une prévision et une loi votée, bien évidemment, par l’Assemblée nationale.
Il contient, d’une part, les recettes issues essentiellement des impôts et taxes et, d’autre part, de l’ensemble des dépenses que veut exécuter le gouvernement pendant une année. Comme très souvent, les dépenses sont supérieures aux recettes, le gouvernement, entre autres solutions, demande l’autorisation au législateur de s’endetter. Il n’a, à partir de ce moment, le droit de ne s’endetter qu’à hauteur de cette autorisation. C’est ainsi que tout endettement contracté en dehors de la loi de finance devient une DETTE CACHÉE !


