L’attaque a fait deux morts et plusieurs blessés, le 24 octobre dans la zone d’Emi Lulu, dans la région d’Agadez,selon un communiqué gouvernemental. La frappe est survenue vers 01h00 du matin et aurait été menée depuis le territoire tchadien « avec l’appui d’une puissance étrangère, la France », révèle le document rendu public par les autorités de nigériennes.
Le gouvernement affirme que les investigations menées par les forces de défense et de sécurité et les autorités judiciaires ont permis d’établir l’origine de la frappe sur la base d’éléments matériels et techniques concordants. Ces éléments doivent être transmis aux instances internationales compétentes. Niamey condamne une « violation flagrante de la souveraineté nationale », qu’il estime contraire à l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies et aux principes fondateurs de l’Union africaine.
En réaction à la frappe du 24 octobre, le gouvernement annonce la convocation de l’ambassadeur du Tchad pour lui notifier une protestation solennelle, ainsi que la saisine du Conseil de sécurité des Nations Unies et du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Il demande également l’ouverture d’une enquête internationale indépendante, à laquelle il promet d’apporter son plein concours.


