Le Système de Récépissé d’Entrepôt est un mécanisme innovent qui vise à mieux articuler la production , le financement, le stockage et la commercialisation dans le but de créer davantage de valeur au profit des productions de la filière maïs.
Lancée en juin 2025, cette initiative conduite par la Fédération des Producteurs du Bassin de l’Anambé (FEPROBA) et d’autres partenaires, a fait l’objet d’évaluation, ce mercredi 28 octobre 2026, à l’hôtel NOON.
Venu présidé la rencontre au nom du ministre de l’Agriculture de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, M. Ibrahima Hathie
a fait mention de la nécessité d’une prise en charge correcte de la commercialisation comme levier de développement de la filière maïs.
Les résultats de cette expérimentation ont contribué à la conception du programme « Grenier du maïs », porté par la direction de l’Agriculture avec l’appui de la SFI et du CNCR.
En 2026, ce programme a été déployé dans cinq régions du pays avec la participation de quatorze coopératives agricoles ayant emblavé 3200 hectares.
De l’avis des acteurs, la consolidation des acquis de cette initiative agricole exige un dispositif de commercialisation à la hauteur des ambitions affichées.
A ce sujet, les coopératives seront accompagnées dans le but d’accéder aux financements et de garantir aux industriels des approvisionnements réguliers.
L’évaluation en cours du Système de Récépissé d’Entrepôt va permettre aux acteurs de dépasser le stade de l’expérimentation pour construire un dispositif opérationnel adapté aux réalités des territoires. Un déploiement opérationnel qui sera testé pour la campagne de la filière maïs 2026-2027 autour de 5 axes prioritaires à savoir :
• Renforcer les infrastructures de stockage, à travers l’identification, l’inspection et l’agrément d’entrepôts adaptés dans les principales zones de production.
• Développer les capacités des coopératives, notamment en matière de gestion des stocks, de conservation, de contrôle de qualité et de maîtrise du fonctionnement du SRE.
• Faciliter l’accès au financement, en renforçant la concertation avec la Banque agricole et les autres institutions financières afin d’améliorer la célérité du traitement des demandes.
• Sécuriser les débouchés commerciaux, en encourageant les contrats entre coopératives et industriels autour d’engagements clairs sur les volumes, la qualité et les modalités de livraison.
• Assurer un suivi concerté de la campagne, avec l’implication de la Direction de l’Agriculture, de l’ORSRE, du CNCR, de l’Interprofession du maïs et des autres partenaires concernés.


