Les institutions mondiales reflètent encore les « réalités et les intérêts du pouvoir d’une époque largement révolue ». C’est la conviction du Secrétaire général sortant des Nations Unies, Ontònio Guterres. Il s’est adressé à la communauté internationale lors de la 82 e Assemblée générale de l’ONU pour renforcer son plaidoyer en faveur du continent africain
Le SG des Nations Unies a dénoncé, » l’injustice d’un système hérité d’une époque où une grande partie de l’Afrique était encore sous domination coloniale ».
L’idée d’un siège permanent pour l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU repose sur un argument central : l’architecture du Conseil reflète encore largement l’équilibre géopolitique de 1945, alors que le monde a profondément changé. Le Conseil permanent reste composé des États qui étaient les principales puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale : États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni.
Aujourd’hui, l’Afrique compte 54 États membres de l’ONU, soit plus du quart des membres de l’Organisation, et plus de 1,4 milliard d’habitants.


