Un mois après sa nomination à la tète du Conseil Constitutionnel par le Président de la République, Ousmane Diagne, a prêté serment, ce mardi 11 août 2026 comme président du Conseil Constitutionnel en remplacement de Monsieur feu Badio Camara.
Une entrée en fonction qui suscite encore de l’esprit compte tenu du rôle majeur que joue cette institution dans la protection des droits et des libertés garantis par la charte fondamentale du pays. »C’est à cette institution qu’il revient de protéger les droits et libertés que la Constitution consacre et de nous rappeler, chaque fois que nécessaire, que le pouvoir ne trouve sa légitimité que dans le respect du droit », a-t-il déclaré.
Dans la consolidation du processus démocratique, le nouveau président du Conseil Constitutionnel a relevé un acquis de taille pour une institution qui ne cesse de moderniser et de protéger la dignité des citoyens. « Lorsqu’il examine les contestations qui lui sont soumises et proclame les résultats définitifs des élections, il ne se contente pas d’appliquer les règles de la Constitution. Il protège la souveraineté et la dignité des citoyens », a-t-il soutenu dans son intervention.
Il a également insisté sur le rôle de régulation de l’institution. « Le Conseil constitutionnel est enfin le régulateur du fonctionnement des pouvoirs publics. En veillant au respect de la Constitution, il contribue à préserver l’équilibre des pouvoirs. Il ne gouverne pas, il ne légifère pas et il ne juge pas de l’opportunité des politiques publiques », a-t-il rappelé.
Ousmane Diagne a, par ailleurs, pris un engagement solennel envers la République et la Constitution. « En prenant aujourd’hui possession de mes fonctions, je ne suis pas seulement engagé à respecter un texte. J’ai pris un engagement à mon devoir et à ma conscience de la République », a-t-il déclaré.
Il a également souligné que cette responsabilité ne reposera pas uniquement sur sa personne, mais sur l’ensemble de l’institution. « Cette responsabilité ne sera jamais celle d’un seul membre. Elle sera celle d’une institution entière, de ses membres, de ses cadres, de son administration et de l’ense mble de son personnel », a-t-il affirmé.
Pour sa présidence, il ambitionne de renforcer la confiance des citoyens dans l’institution. « Ensemble, nous poursuivrons le même but : faire en sorte que chaque décision du Conseil constitutionnel continue d’inspirer à nos citoyens confiance et sérénité », a-t-il indiqué.
Avant de conclure, Ousmane Diagne a formulé le vœu de voir le Conseil constitutionnel rester fidèle à ses principes fondamentaux. « Je forme le vœu que jamais le Conseil constitutionnel ne cesse d’être ce qu’il doit être : indépendant dans son jugement, impartial dans ses décisions, mesuré dans son expression, ferme dans ses principes et intransigeant dans son attachement à la Constitution de la République », a-t-il martelé.


