Cette visite à Bamako constitue un test majeur de son agenda diplomatique régional. En effet, le 19 juillet dernier, le président sénégalais a été élu par ses pairs à la tête de l’institution régionale à Freetown.
Ce déplacement du chef de l’État sénégalais revêt une portée particulière dans un contexte marqué par la redéfinition des relations entre la Cédéao et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES), dont fait partie le Mali aux côtés du Burkina Faso et du Niger.
Selon la présidence sénégalaise, cette visite s’inscrit dans la continuité des liens historiques de fraternité, de voisinage et de coopération qui unissent les peuples sénégalais et malien. Elle devrait également permettre aux deux chefs d’État d’échanger sur les questions bilatérales et les enjeux régionaux, notamment la paix, la sécurité et l’intégration en Afrique de l’Ouest.
Une démarche d’unité qui tient à coeur le président Faye, qui, lors du sommet de Freetown, avait plaidé pour une Cédéao plus autonome financièrement, tout en ayant les moyens de renforcer sa sécurité à travers l’opérationnalisation de sa force régionale de lutte contre le terrorisme.


