La Cour suprême a rejeté la demande du collectif Noo Lank, lui permettant de déterminer le calendrier des élections municipales de
2027, soulignant que cette prérogative revient exclusivement à l’exécutif.
Dans son ordonnance, le juge des référés a d’abord relevé qu’aucune décision administrative n’a, à ce jour, été prise par l’exécutif en
matière de convocation du corps électoral. Or, en l’absence d’un acte à contester, le recours ne pouvait porter sur une décision
inexistante. Le juge a également rappelé qu’il n’entrait pas dans ses attributions d’enjoindre l’exécution d’une décision non prise, ni de se
substituer à l’administration dans l’exercice d’une compétence qui lui est propre en vertu du principe de séparation des pouvoirs.
Le collectif dirigé par Seydina Mohamed Malal Diallo, secrétaire général de Ñoo Lank et ses camarades disent prendre bonne note de la
décision. Ils estiment cependant, que le président de la République a violé les lois.
«Malheureusement, pour des questions de procédure, la Cour suprême n’a pas jugé nécessaire de s’immiscer dans le pouvoir
règlementaire en raison de la séparation des pouvoirs», a regretté M. Diallo au terme de l’audience.
A.D


