Dans la nuit du dimanche au lundi, l’Espagne est redevenue championne du monde. Face à une Argentine emmenée par un Lionel Messi en fin de cycle, les Espagnols ont arraché la victoire 1–0 en prolongation, grâce à un but de Ferran Torres. À la fin des 120 minutes, la Roja a soulevé sa deuxième étoile, 16 ans après Johannesburg 2010.
Disputée devant 80 663 spectateurs au MetLife Stadium, dans une ambiance de gala renforcée par une cérémonie de clôture et un spectacle de mi‑temps inédit, cette 23ᵉ finale de Coupe du monde a tenu toutes ses promesses de tension et de qualité.
D’entrée, le match s’est joué sur un fil. Entre pressing haut espagnol et circulation rapide argentine, aucun camp n’a voulu prendre de risques inutiles. Rodri et Fabián Ruiz ont verrouillé le ventre du jeu pour la Roja, tandis qu’Enzo Fernández et Mac Allister ont tenté de libérer Messi le plus souvent possible. Résultat à la pause : 0–0, mais déjà l’impression d’assister à un duel tactique de très haut niveau.
90 minutes sous haute tension, toujours rien au tableau d’affichage
En seconde période, l’Espagne a progressivement pris l’ascendant. Lamine Yamal, Dani Olmo et Mikel Oyarzabal ont multiplié les combinaisons rapides, les une‑deux dans les petits espaces et les appels dans la profondeur. Côté argentin, la patte de Messi restait la principale menace, mais la défense espagnole, emmenée par Laporte et Cubarsí, a tenu bon.
Julián Álvarez et Nicolás González ont bien tenté de lancer des contres, mais Unai Simón n’a jamais été vraiment inquiété. Les deux équipes ont fini par s’user dans un match où chaque ballon perdu était un risque, chaque percussion une opportunité. À la fin du temps réglementaire, le score n’avait toujours pas bougé : 0–0. La décision se jouerait en prolongation.
Ferran Torres, l’homme qui a fait basculer l’histoire
Entré en jeu en seconde période, Ferran Torres allait devenir le héros de la soirée. Sur une action bien construite, l’Espagne a trouvé la faille et le buteur a conclu froidement pour offrir l’avantage à la Roja : 1–0 en prolongation.
Dans les dernières minutes, l’Argentine a poussé, cherchant l’égalisation avec l’énergie du désespoir. Messi, malgré l’âge et la fatigue accumulée depuis un mois, a tenté de créer l’exploit, mais la défense espagnole et le gardien Unai Simón n’ont rien laissé passer. Au coup de sifflet final, l’Espagne exultait, l’Argentine encaissait une défaite cruelle mais honorable.
Deuxième étoile pour l’Espagne, fin de règne pour Messi
Ce titre couronne une campagne quasi parfaite de l’Espagne : seule équipe à ne pas avoir perdu un match dans le temps réglementaire avant la finale, elle a impressionné par sa maîtrise collective, son pressing et sa solidité défensive. Après l’Euro 2024, la Roja ajoute une Coupe du monde à son palmarès et entre un peu plus dans la légende.
Pour Lionel Messi et l’Argentine, c’est la fin d’un chapitre. Après le titre en 2022, l’Albiceleste s’incline dans ce qui pourrait être la dernière grande compétition du génie argentin. Battue mais respectée, l’Argentine laisse l’Espagne reprendre le trône, tandis que Messi quitte le sommet avec, dans les yeux, la conscience d’avoir tout donné.


