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Franco Baresi : La disparition d’une légende éternelle de l’AC Milan

Par Joseph Kama · Publié le · 2 min de lecture

Le monde du football pleure aujourd’hui l’un de ses plus grands serviteurs. L’AC Milan a annoncé ce vendredi 31 juillet le décès de son capitaine emblématique, Franco Baresi, à l’âge de 66 ans. Vice-président honoraire du club depuis 2020, il restera, aux côtés de son célèbre maillot numéro 6, une figure indissociable de l’histoire et de l’ADN des Rossoneri. 


L’ascension d’un leader naturel

Né en Lombardie en 1960, celui que l’on surnommait « Franchino » a consacré l’intégralité de sa carrière à un seul club. Arrivé au centre de formation de l’AC Milan en 1974, il fait ses premiers pas avec l’équipe professionnelle à seulement 17 ans. Très vite, il s’impose comme titulaire et hérite du brassard de capitaine dès l’âge de 22 ans.

Malgré un physique jugé fluet pour son poste, Baresi a révolutionné le rôle de libéro grâce à une technique exceptionnelle, un sens du tacle précis et une lecture de jeu hors du commun. Il fut le chef d’orchestre d’une défense légendaire, composée de Paolo Maldini, Mauro Tassotti et Alessandro Costacurta, un rempart qui a terrifié les attaquants de toute l’Europe.

Un palmarès hors norme

Sous son leadership, le « grand Milan » des années 1980 et 1990 a dominé le football mondial. Son armoire à trophées témoigne de cette hégémonie : 3 Ligues des champions (1989, 1990 et 1994), 6 titres de champion d’Italie.

Individuellement, son talent a failli être couronné par la plus haute distinction : il termine deuxième au Ballon d’or en 1989, juste derrière son illustre coéquipier Marco Van Basten. À sa retraite en 1997, il totalisait 719 matches sous les couleurs milanaises, un record de longévité qui ne sera battu que par son successeur, Paolo Maldini.

Avec l‘équipe d’Italie, Franco Baresi a connu toutes les émotions au fil de ses 81 sélections. S’il est sacré champion du monde en 1982 (bien que remplaçant durant le tournoi), la suite de son histoire avec la Nazionale sera marquée par la fatalité des tirs au but, qui briseront ses espoirs de titre en demi-finale du Mondial 1990, puis lors de la finale mémorable de 1994.

Un dernier combat

Ces dernières années, la santé du champion était devenue une source d’inquiétude. En août 2025, il avait subi une intervention chirurgicale pour l’ablation d’un nodule pulmonaire. S’il avait alors promis à ses fidèles supporters de « retrouver toutes ses forces », il s’est finalement éteint ce vendredi, laissant derrière lui le souvenir d’un défenseur d’une élégance rare et d’une loyauté absolue.

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