Un jour décisif pour la junte au pouvoir qui a renversé, le 26 novembre 2025, le président Sissoco Embalò. Ce scrutin vise à clarifier les attributions du président de la République et son Premier ministre dans un climat politique tendu. Il s’agit pour les militaires de renforcer les pouvoirs du chef de l’État. Autrement dit en cas d’adoption de cette nouvelle constitution, le Premier ministre ne sera plus élu par l’Assemblée nationale ni nécessairement issu du camp majoritaire au parlement bissau-guinéen.
Le chef de l’État sera chargé de le nommer et pourra le révoquer. Il présidera également le Conseil des ministres et pourra dissoudre le Parlement. Autre changement majeur : le nombre de parlementaires doit passer de 102 à 65 et celui des districts de 29 à 12, officiellement afin de réduire les dépenses publiques.
Pour ce qui concerne les élections présidentielles, des restrictions sont faites dans ce projet de charte fondamentale. En effet, les candidats devront désormais s’acquitter d’une caution de 50 millions de francs CFA, soit environ 76 000 euros. Les partis soutenant un candidat devront par ailleurs recueillir les signatures d’au moins 5 000 de leurs membres, avec un minimum de 300 signatures par région.
Une partie des forces vives du parti à savoir la société civile et une partie de l’opposition contestent cette réécriture de la constitution par un pouvoir de transition non élu qui a pris le pouvoir par les armes en novembre 2025.
Le parti historique du pays, PAIGC appelle au boycott de ce référendum constitutionnel.


