Dakar, capitale historique de la justice pénale internationale, élève la voix. Par la voix de son ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, le gouvernement a exprimé sa « profonde préoccupation » face aux nouvelles sanctions imposées le 18 août 2026 par les autorités américaines contre des responsables de la Cour pénale internationale (CPI). Parmi les personnes ciblées par ces mesures figure un de nos compatriotes, Monsieur Abdoulaye Seye, membre du Bureau du Procureur et candidat officiel du Sénégal au poste de juge à la Cour.
Le bouclier de l’indépendance judiciaire
Pour Dakar, premier État au monde à avoir ratifié le Statut de Rome, la CPI demeure un pilier essentiel de la lutte contre l’impunité et un outil indispensable pour la justice internationale. Le gouvernement sénégalais rappelle avec force que toute mesure visant à restreindre l’indépendance ou à compromettre la sécurité des magistrats et des personnels de la Cour est de nature à fragiliser le bon fonctionnement de l’institution.
À cet égard, le Sénégal réaffirme que l’exercice, en toute indépendance, de fonctions judiciaires au sein d’une telle juridiction ne saurait faire l’objet de pressions ou de mesures de nature à affecter l’accomplissement de son mandat.
Une solidarité entière et une mobilisation diplomatique
Exprimant sa pleine solidarité à l’égard d’Abdoulaye Seye et de l’ensemble des personnels de la Cour touchés par ces décisions, l’État du Sénégal refuse l’immobilisme. Face à ce défi, le communiqué gouvernemental annonce que des concertations seront activement menées avec les partenaires africains et internationaux. L’objectif affiché est de préserver l’intégrité, l’indépendance et le fonctionnement effectif de la juridiction internationale.
En définitive, le Sénégal exhorte la communauté internationale à privilégier la voie du dialogue, du respect mutuel et de la coopération, seuls garants de la paix, de la justice et de la pérennité de l’ordre juridique international.


