Le Fonds monétaire international (FMI) tire la sonnette d’alarme : l’aide publique au développement à destination de l’Afrique subsaharienne devrait reculer de 26 % en 2025. Dans une note rendue publique le 22 juin 2026, l’institution parle d’un véritable « changement de paradigme » pour les économies du continent.
Selon les experts du Fonds, la dépendance traditionnelle à l’aide extérieure « deviendra plus incertaine » dans les années à venir. L’abandon ou la réduction de certains programmes pourrait causer, préviennent-ils, un « préjudice durable au capital humain », au moment où plusieurs pays peinent déjà à financer leurs secteurs sociaux.
Cette contraction des financements place les gouvernements africains devant des choix difficiles : arbitrer entre des priorités concurrentes, au risque d’aggraver la pauvreté, de fragiliser davantage les économies régionales et de compromettre les perspectives de croissance à moyen terme.
Pour limiter les dégâts, le FMI recommande trois leviers : protéger en priorité les aides à fort impact, développer les mécanismes de financement mixte associant fonds publics et privés, et renforcer les capacités nationales de mobilisation des ressources. La question a largement dominé les échanges lors des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), tenues le 25 mai 2026 à Brazzaville et qui avaient réuni plus de 3 000 participants.
Source : Senego.


