La révélation a été faite lors de la 5ème journée scientifique de la sécurité alimentaire des aliments (5J3SA), tenue dans le cadre de la journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments (JISSA-2026).
200 échantillons de thym curcuma, de mélanges de sept épices et d’épices locales prélevés dans quatre régions du pays ont fait l’objet d’analyses phonothypiques et génotypiques approfondies. Les résultats révèlent une présence alarmante de germes pathogènes.
Les scientifiques ont en effet décelé la présence de Staphylococcus aureus dans 73,96 % des prélèvements, de streptocoques du groupe D dans 63,86 %, de Clostridium perfringens dans 23,27 %, d’Escherichia coli dans 17,82 % et de Salmonella dans 5,45 % des cas.
L’autre bactérie ciblée dans ces recherches concerne le Bacillus cereus, redoutée pour sa responsabilité dans de sévères toxi-infections alimentaires. Soumis au crible sur un lot de 30 échantillons d’épices locales, ce pathogène a été identifié dans 100 % des cas analysés. Les travaux mettent en lumière une diversité génétique complexe des souches isolées ainsi qu’une forte concentration de gènes de virulence, confirmant un pouvoir toxinogène élevé. Selon l’équipe de recherche, ces altérations s’expliquent par les lacunes des pratiques agricoles, le manque d’hygiène lors des phases de séchage et de transformation, ainsi que par les déficiences des conditions de stockage et de mise en vente sur les marchés.
Ce constat renseigne du manque globale de salubrité dans la filière. Les auteurs de l’étude préconisent un durcissement des contrôles sanitaires sur toute la chaîne de valeur, du producteur au détaillant. l’instauration d’un cadre réglementaire rigoureux et des normes d’hygiène contraignantes est nécessaire afin d’endiguer la propagation des intoxications alimentaires et de préserver la santé des consommateurs.


