La pression de la CEDEAO a porté ses fruits, ce jeudi 23 juillet 2026 en Guinée Bissau. A quelques semaines du référendum constitutionnel prévu le 30 août et des élections générales annoncées pour le 06 décembre prochain, le tribunal militaire régional de Bissau a ordonné la libération de Domingos Simões PEREIRA, Président de l’Assemblée Nationale Populaire et figure majeure de la vie politique guinéenne.
Cette décision a été accueillie avec soulagement par ses souteneurs. Elle permet ainsi, à Domingos Simões PEREIRA de bénéficier de soins appropriés à l’étranger.
La décision de mettre en liberté M. PEREIRA est soumise par contre à des restrictions, selon un communiqué rendu public par l’Institut du Droit International Africain et de la Bonne Gouvernance (IDIA-BG) basé à Dakar. L’obligation a été faite à ce dernier de « s’abstenir de développer toute activité politique ou partisane sous peine de réincarcération, note-t-on dans le document.
Pour les détracteurs de la junte militaire au pouvoir, cette liberté provisoire de trois mois accordé à Domingos Simões PEREIRA n’est qu’un artifice destiné à tromper la communauté internationale.
Réunis en sommet à Freetown en Sierra Leone la semaine dernière, les chefs d’État de la CEDEAO avaient demandé au gouvernement de transition bissau-guinéen de libérer « sans condition » l’ensemble des prisonniers politiques, dont le principal opposant, Domingos Simões Pereira.
Ce geste d’apaisement de la junte au pouvoir constitue un pas décisif vers des élections inclusives souhaitées par les partenaires au développement du pays dans le processus de pacification de l’espace politique de la Guinée Bissau.


